Les Libres-échangistes et les protectionnistes conciliés ou solution complète des principales questions économiques.
Paris : Guillaumin et cie, 1860.
In-8, pages. Broché, couverture imprimée de l'éditeur, non coupé.
Rousseurs par endroits. Cachets de la Société nivernaise des sciences, lettres et arts, et envoi de l'auteur à cette dernière. Item #5422
Seconde édition, rare, parue la même année que l'originale.
Jules Marigny (1810-1885), polytechnicien originaire de Dijon, est un économiste atypique. Il se signale en 1857 au monde des économistes en publiant une petite brochure intitulée Aperçus en faveur du libre-échange, dans laquelle il se présente comme un partisan convaincu de ce système. Trois ans plus tard, en même temps que la signature du traité de libre-échange entre la France et l'Angleterre (janvier 1860), Mesnil-Marigny publie un second ouvrage, Les Libres-échangistes et les protectionnistes conciliés, où il abandonne sa première posture, pour tenter de concilier libre-échange et protectionnisme à l'aide de deux formules mathématiques permettant de calculer le "richesse évaluée" et la "richesse d'usage d'un pays" (voir pour plus de détails le chapitre VII, "Les marginaux", de l'ouvrage d'André Zylberberg, "L'économie mathématique en France : 1870-1914", 1990.)
"Jules du Mesnil-Marigny débute sa carrière comme ingénieur de la marine et, lorsque vers les années 1860 il commence à s'intéresser à l'économie politique, rien ne le rattache à une école particulière. Il devient pourtant un économiste jouissant d'une certaine notoriété et ambionne de transformer l'économie politique en une science exacte. […] A partir de 1860, il devient partisan d'un protectionnisme 'réflechi' et reste sur cette position jusqu'à la fin de ses jours. Plus exactement, Mesnil-Marigny poursuit le rêve chimérique de réconcilier les partisans du libre-échange et ceux du protectionnisme sur des bases 'scientifiques'. Il prétend avoir démontré que ce débat peut être tranché à l'aide de deux formules algébriques, susceptibles de sélectionner les cas où des mesures protectionnistes sont nécessaires, et ceux où le libre-échange doit être la règle. Ces tentatives le discréditent progressivement auprès de l'Ecole orthodoxe…
Seuls deux exemplaires recensés au CCFr (Lons-le-Saunier et Besançon), aucun exemplaire de l'originale.
Avec une L. A. S. de l'auteur au président de la Société nivernaise, 20 février 1861, 2 pages in-8, lui adressant cet exemplaire.
Price: €450.00
