Documents relatifs aux eaux de Paris,
Paris, Paul Dupont, 1861.
In-12 de 461 pages et une carte imprimée en couleurs dépliante et entoilée ; demi-veau violine de l’époque, dos lisse orné (légèrement passé). Volume un peu gauchi, toile de la carte roussie. Item #5299
Importante somme documentaire sur l'état de l'approvisionnement en eau potable et la question des égouts à Paris, illustrée d’une grande « carte des dérivations d’eaux de sources ».
Ce recueil contient :
- Premier [second et troisième] mémoire sur les eaux de Paris présenté par M. le préfet de la Seine [Eugène Georges HAUSSMANN] au Conseil municipal. [4 août 1854, 16 juillet 1858 et 20 avril 1860.]
- DUMAS (Jean-Baptiste-André), Rapport fait au Conseil municipal de Paris au nom de la Commission des eaux.
- Rapport de la Commission d’enquête administrative chargée d’examiner le projet de dérivation des sources de la Dhuis.
« Vieux problèmes auquel Paris est confronté depuis des siècles, l’alimentation en eau potable et l’assainissement d’une cité en continuelle expansion font partie des nombreux défis auxquels Haussmann doit faire face dès sa nomination : élargissement des voies de communication et alignement des rues, développement des transports notamment ferroviaires, embellissement par l’aménagement d’espaces verts, relations avec les acteurs privés (propriétaires, promoteurs, entreprises, …), sources de financement de ces immenses travaux. […]
Dès son arrivée à la Préfecture de la Seine, Haussmann interrompt les projets en cours, qu’il considère à juste titre inappropriés car basés sur l’eau de Seine, de médiocre qualité. [Son collaborateur, l’ingénieur] Belgrand engage alors une série d’études approfondies pour démontrer notamment la supériorité des eaux de source, plus pures, sur les eaux de rivière, jusqu’alors plébiscitées par la plupart des Parisiens mais aussi de nombreux spécialistes, au sein même du Conseil des Ponts et Chaussées. […]
En 1854, un Premier mémoire sur les eaux de Paris présenté au Conseil municipal pose le principe de la séparation entre le service public (le lavage des rues et des égouts), pour lequel les eaux de la Seine et de l’Ourcq suffisent, et le service privé (les besoins des habitants) auquel on réservera une eau de source de la meilleure qualité, à prendre loin de Paris.
En 1858, un Second mémoire propose de dériver les eaux de la Somme-Soude et de la Dhuis, affluents de la Marne. Le projet est violemment combattu pour de multiples raisons : conviction de la supériorité de l’eau de Seine, intérêts économiques, coûts des travaux, etc. Haussmann parvient cependant à le faire adopter par le Conseil municipal le 18 mai 1860, après de notables modifications et la production d’un Troisième mémoire. » (Bibliothèque historique de la Ville de Paris (14 décembre 2023). Haussmann et l’eau. L'échauguette.).
Price: €450.00


