Item #5271 Recueil de poèmes et de textes réunis par une femme demeurée anonyme. RELIURE.
Recueil de poèmes et de textes réunis par une femme demeurée anonyme.
Recueil de poèmes et de textes réunis par une femme demeurée anonyme.

Recueil de poèmes et de textes réunis par une femme demeurée anonyme.

S. l. n. d. [ca 1830-1850].
In-8, (48) feuillets. Maroquin lie-de-vin romantique, dos à faux nerfs orné à l'or et à froid, inscription dorée "ALPH. GIROUX" en pied, plats ornés d'un double encadrement de filet doré et d'une grand plaque décorative à froid, coupes et bordures ornées, tranches dorées. Etiquette d'Alphonse Giroux, rue Coq Saint-Honoré à Paris, sur la première garde volante. Coins légèrement émoussés, coiffe inférieure éraflée. Item #5271

Jolie reliure romantique estampillée Alphonse Giroux, probablement exécutée par l'atelier de Joseph Thouvenin.
Elle témoigne d'une supercherie dont se rendit coupable le libraire et papetier parisien Alphonse Giroux. Actif de 1826 à 1848, ce dernier se vit attribuer une médaille d'argent à l'exposition de 1827 pour ses "reliures remarquables pour l'éclat, la richesse et le bon goût des dorures". Or, son talent fut aussitôt remis en cause par la délégation ouvrière : "Nous ne pouvons dissimuler notre surprise puisqu'elles sortaient des ateliers de Thouvenin qui ne travaillait pour cette maison qu'à la condition expresse de na pas signer ses reliures, que bien entendu M. Giroux donnait pour siennes". Après la disparition de Thouvenin, en janvier 1834, Bauzonnet devait reprendre le flambeau sous les mêmes conditions (Fléty, Dictionnaire des relieurs français ayant exercé de 1800 à nos jours, p. 82).
La propriétaire de ce carnet y a copié, entre les années 1830 et 1850, un florilège de pièces poétiques et de textes littéraires. Certaines des pièces réunies semblent originales bien que n’étant pas de son invention, telles la « Cantate composée par Mme Thullier pour la fête de M[m]e de Pagès 21 juin 1830 » ou « Le soir. Fragment d'un poëme inédit intitulé : le legs d'une amie » d’Elise Voïart. La plupart des autres sont tirées de publications existentes, et le nom de l’auteur ou de l’autrice est parfois mentionné : « La couronne de fleurs [par M. Samaseuilh, avocat à Niérac, extrait du Recueil de l'Académie des jeux floraux, Toulouse, 1830), « Robin Gray ballade (Florian) », « La chambre de la châtelaine (Agnès de Bragelongne) », « La nonne ballade (Hippolyte Guérin) », etc. La scriptrice semble être une lectrice du journal de mode et de littérature la Mode, fondée par Emile de Girardin en 1829, source récurrente des poèmes recopiés ici, et souvent dus à des plumes féminines comme « La femme du monde » et « La sœur de charité » d’Anaïs Ségalas, parus dans la Mode en 1847. On notera aussi la présence de poèmes par une autre femmes de lettres en vogue dans ces années, Amable Tastu (« Perystère » [sic], « Lai de la mort d'amour », ou encore « Je l'attendais !... »), et de quelques poèmes en italien tirés de Métastase et Cesare Cantu entre autres).

Price: €380.00

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