Lettre autographe signée à Maurice Schwob.
Neuilly-sur-Seine, 1er (?) février [1900].
4 pages in-12 à l'encre brune sur bifolium. Item #5214
Belle lettre autographe au sujet de la parution imminente de son magnum opus, La Constitution du monde (1900).
Après avoir remercié Schwob de l'avoir defendue dans un précédent article, elle lui annonce l'envoi des bonnes feuilles de son nouvel ouvrage, afin qu'il puisse en publier quelques extraits dans son journal avant sa parution, et attire son attention sur certains passages de la préface, qui devrait être "sympathiques à vos lecteurs".
Le contenu de la lettre, ainsi que la mention du journal « Le Phare », permet d’établir que le destinataire de cette lettre est bien Maurice Schwob (1859-1928), frère de Marcel, homme de lettres et propriétaire du Phare de la Loire, principal quotidien nantais de 1852 à 1944. Ce journal emblématique de la presse nantaise avait, dès 1862, donné un compte rendu enthousiaste de la traduction de l'Origine des espèces par Clémence Royer, elle-même originaire de Nantes.
La Constitution du monde est l’ultime ouvrage et le testament philosophique de Clémence Royer, qui lui valut, de la part de ses disciples, le surnom de « Newton française ». « Origine des êtres, origine de la vie et de la pensée, ce problème des origines est sa préoccupation majeure qui l'induisit à chercher une explication de l'univers. Son ouvrage capital est une cosmogonie : La Constitution du monde, in-octavo de huit cents pages, qui parut en 1900 et résume toutes ses méditations, toutes ses hypothèses, toutes ses conclusions. » (Thilda Harlor, « Clémence Royer : une savante », Revue des deux mondes, n° 17, octobre 1954.)
Clémence Royer (1830-1902) est connue pour être la première traductrice de l'Origine des espèces de Darwin en français. Féministe et anticléricale, elle fut une femme de science et philosophe autodidacte et éclectique dont les travaux ne furent reconnus qu'à la fin de son existence.
Price: €550.00

