Der Geisterseher, ou Les visions.
Paris : Seignot, 1822.
In-12, (4)-208 pages. Basane de l'époque, dos lisse orné, pièce de titre de basane rouge.
Dos légèrement frotté, petite fente en tête des charnières, deux coins assez émoussés. Item #5160
Edition originale, rare, de cette nouvelle traduction française du Visionnaire de Schiller.
Elle constitue un nouvel avatar de la traduction française du roman inachevé de Schiller, Der Geisterseher (1789), qui connut en France une éclatante fortune éditoriale en dépit du peu de considération que lui portait son auteur. La première édition-adaptation intégrale en français, due à Isabelle de Montolieu, avait initialement paru en 1811 sous le titre Le nécromancien, ou Le prince à Venise, mémoires du comte d'O***. Dès 1821, Nodier classe Schiller parmi les maîtres du fantastique, dans la deuxième préface de Smarra.
"La première partie [de la traduction de A. de M.] est précise et alerte. Mais dans la deuxième partie, la fin est changée et A. de M. a supprimé le récit par lettres de l'évolution spirituelle du prince et de ses aventures récentes qui l'amènent à une conversion au catholicisme. […] Précisément, c'est cette traduction intitulée les Visions, qu'a utilisée Victor Hugo [comme source de son roman de jeunesse Han d'Islande, 1823]…" (Charles Dédéyan, Victor Hugo et l'Allemagne, 1964)
L'auteur de cette traduction n'a pas été identifié avec certitude. D'après une annotation manuscrite de l'époque au titre de cet exemplaire, il s'agirait d'A. de Malartic. Plusieurs membres de cette famille portant à l'époque des prénoms débutant par un A, il est difficile de déterminer qui se cache derrière : Alexandre Armand (1781-1828) ? Amable Pierre Hippolyte Joseph (1765-1828) ? Ou encore Amable Sophie (1778-1855) ? Paul Lacroix dans le Catalogue de la bibliothèque de M. Kastner, père, de Bâle (1844) émet l'hypothèse que le traducteur soit Albert de Montémont (p. 35).
Quérard VIII, 516.
Relié avec :
- [DURAS, Claire de]. Ourika. Paris : Ladvocat, 1824. In-12, 172 pages.
Première édition en librairie.
La rarissime édition originale, tirée à 15 ou 40 exemplaires, avait paru l'année précédente.
Ce roman eut un succès considérable à l'époque. Il est considéré comme le premier dans la littérature française à étudier le problème des relations interraciales et, en particulier, celui de l’amour.
Vicaire III, 353 ; Escoffier n° 497.
- [BODIN, Félix]. Eveline. Paris : Ladvocat, 1824. In-12, (4)-140 pages.
Edition originale de ce roman qui fut attribué, à sa parution, à la duchesse de Duras.
Quérard I, 365.
Price: €350.00
