Item #5116 Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections. LEBLANC, Urbain.
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections
Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections

Traité des maladies des yeux observées sur les principaux animaux domestiques, principalement le cheval, contenant les moyens de les prévenir et de les guérir de ces affections

Paris, Ferra Je et l’Auteur, 1824.
In-8 de (6), X, 432 pages et VII planches dépliantes ; exemplaire broché sous couvertures imprimées d’origine (coin et bord gauche de la quatrième de couverture manquants). Item #5116

Première édition de cet ouvrage de référence d’ophtalmologie vétérinaire, « qui a obtenu une médaille d'or décernée par la Société royale et centrale d'Agriculture, dans sa séance du 6 avril 1823 », et fut traduit dès l’année suivante en allemand par Justus Radius. Les grandes planches sont finement gravées de 46 figures illustrant tant les pathologies que les instruments vétérinaires, parfois conçus par Leblanc lui-même (fig. 24 pl. IV & fig. 51 pl. VII ; pp. 384-386).
Médecin-vétérinaire, « Leblanc avait été à Alfort, entre 1815 et 1818, l’assistant d’Alexis-Casimir Dupuy dont on a vu l’intérêt pour l’ophtalmologie. En 1822, de retour à Paris depuis un an, le jeune vétérinaire commençait à établir, près des Grands-Boulevards, une clientèle qui allait devenir la plus importante de la capitale. Il disposait d’une traduction de l’ouvrage d’Antonio Scarpa (1802), auquel il emprunta des passages entiers pour son Traité des maladies des yeux, et dont il se disait lui-même « pénétré des préceptes [p. 391] » : « Il n’est pas de maladie commune aux hommes et aux animaux qui ait plus d’analogie entre elles que la cataracte […] » […] Admirateur convaincu d’Antonio Scarpa, il s’appliqua lui aussi à l’abaissement du cristallin. Il classait, comme son mentor, les cataractes en membranaires, dont la capsule antérieure était épaissie avec un noyau de densité variable, et en cristallines, à capsule transparente, avec un noyau de consistance laiteuse, molle ou dure. La plupart des cataractes qu’il opérait étaient hypermatures, mais « dans tous les cas, [disait-il,] la membrane cristalline [la face antérieure de la capsule du cristallin] […] doit être totalement détruite afin de prévenir la cataracte secondaire, c’est-à-dire l’opacité de la membrane restante. » […]
Le Traité d’Urbain Leblanc, acte de naissance de l’ophtalmologie vétérinaire ?
On n’a pas manqué de voir dans la contribution d’Urbain Leblanc le premier ouvrage d’ophtalmologie vétérinaire (Magrane, 1988, p. 18). S’agit-il vraiment d’une étape décisive ? Il faut situer cette parution dans la vie de l’exceptionnel praticien (1797-1871). Sensibilisé, on l’a dit, à l’étude des maladies de l’œil par A.-C. Dupuy, il connaissait la question mise au concours en 1808 par la Société centrale d’Agriculture. Pendant les deux années (1819-1821) où il travailla dans sa région natale de Thouars puis lors de ses débuts parisiens, il s’ingénia à réunir les éléments d’une réponse. La lecture du mémoire paru en 1824 montre qu’il s’en remit davantage à cette brève expérience qu’à ses prédécesseurs vétérinaires, peu crédibles aux yeux d’un lecteur aussi enthousiaste de Scarpa. Quoique menée à la hâte, l’application des travaux du célèbre Italien aux espèces domestiques fit passer le manuel pour un ouvrage magistral. Son succès fut absolu. Des années d’exercice auraient cependant été nécessaires pour mener à bien une pareille entreprise, sûrement hors de portée d’un homme de vingt-sept ans, quelque assidu et brillant qu’il fût. Aussi cherche-t-on vainement les résultats décisifs dans son impressionnante collection d’observations. Répétons-le, c’est Louis-Henri Hurtrel d’Arboval, d’une culture médicale quasi-universelle, qui livra, dans son Dictionnaire (1826-1828), la vision la plus complète de l’ophtalmologie animale de l’époque, un savoir, certes, encore bien près de l’enfance. »
(Clerc Bernard, Vallat François. « Les vétérinaires français et la fluxion périodique du cheval 1761-1838. » In: Bulletin de la Société Française d'Histoire de la Médecine et des Sciences Vétérinaires, vol. 12, 2012. pp. 51-87).
Déchirures à la dernière planche frôlant le cadre de la gravure et la légende du coins supérieur droit.

Price: €300.00