Item #4922 La Solitude du sieur de Saint-Amant. Avec la traduction latine. Par H[ugues] G[olignac] Relig. de la Doctrine Chrest[ienne]. Marc-Antoine Girard de SAINT-AMANT.
La Solitude du sieur de Saint-Amant. Avec la traduction latine. Par H[ugues] G[olignac] Relig. de la Doctrine Chrest[ienne].
La Solitude du sieur de Saint-Amant. Avec la traduction latine. Par H[ugues] G[olignac] Relig. de la Doctrine Chrest[ienne].
La Solitude du sieur de Saint-Amant. Avec la traduction latine. Par H[ugues] G[olignac] Relig. de la Doctrine Chrest[ienne].

La Solitude du sieur de Saint-Amant. Avec la traduction latine. Par H[ugues] G[olignac] Relig. de la Doctrine Chrest[ienne].

Toulouse : Jean Boudé, 1654.
In-8, 27 pages. Demi-vélin du XIXe siècle, titre en long au dos.
Seconde moitié des feuillets un peu roussie. Item #4922

Rare édition séparée du plus célèbre poème de Saint-Amant, accompagnée d'une traduction latine.
A l’origine, ce poème avait été imprimé, sans le consentement de l’auteur, dans le roman Hermiante ou les deux hermites contraires de Jean-Pierre Camus (Lyon, Jacques Gaudion, 1623), puis sous le nom de Théophile de Viau dans les Dernières œuvres de Théophile à son amy Alcidion (Paris, Claude Morlot, 1627) et dans les Œuvres de Théophile (Rouen, Jean de la Mare, 1628). Mais le texte de ces éditions est très différent de celui des éditions autorisées par l’auteur. La Solitude paraît officiellement pour la première fois dans les Œuvres du sieur de Saint-Amant en 1629 (Paris, Pomeray et Quinet).
Une des œuvres les plus lues et les plus imitées à l’époque, elle fut donc naturellement traduite en latin, comme c’est généralement le cas au XVIIe siècle pour les œuvres poétiques à succès.
L’édition de Toulouse, 1654, est à la fois l’édition originale de de la traduction d'Hugues Golignac, prêtre de la congrégation de Doctrine chrétienne, la première édition séparée en latin, et la seconde traduction latine après celle de Pierre Dhoges parue dans son recueil Epigrammatum versuumque (Dijon, Palliot, 1646). Cette traduction, que le père Golignac n'avait pas souhaité publier de son vivant, parut de manière posthume, à l'initiative du célèbre mathématicien Pierre de Fermat, à qui est adressée l'épître dédicatoire. La version latine est imprimée en regard du texte français, qui reprend celui des Œuvres de 1629. Mais la traduction latine est fondée sur l'édition de Morlot, 1627. Jean Lagny pense ainsi que cette traduction fut faite à partir d'une copie manuscrite et non des œuvres imprimées.
Cf. Jean Lagny, « Autour de La Solitude de Saint Amant : Questions de dates », Bulletin du Bibliophile et du Bibliothécaire, 1955, pp. 235-245, et « Autour de la 'Solitude' de Saint - Amant : les traductions latines », Bulletin du Bibliophile et du Bibliothécaire, 1956, n° 3, pp. 110-126.

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