Considérations sur la teinture en noir de la soie.
Lyon : imprimerie de J. B. Pélagaud, 1867.
In-4, 31 pages et 2 planches dépliantes. Broché, couverture imprimée de l'éditeur. Habiles restaurations à la couverture, planches renforcées à certains plis. Item #4524
Rare édition originale de cet essai publié par le plus célèbre spécialiste des soies noires au XIXe siècle, illustrée de 2 grandes planches manuscrites coloriées.
Après un rappel historique sur la teinture en noir depuis la fin du XVIIIe siècle, l’auteur présente les résultats de ses études microscopiques sur le pouvoir absorbant de la soie, puis décrit les procédés d’obtention des différents types de noir, ainsi que leur emploi. Il conclut par quelques considérations générales sur l’impact du développement de la teinture en noir sur l’évolution de l’industrie textile lyonnaise.
Les deux grandes planches manuscrites dépliantes contiennent des dessins de brins de soie teints de différentes couleurs observés au miscroscope : 48 coupes transversales pour la première, et 7 vues longitudinales pour la seconde.
Issu d’un milieu paysan modeste, François Gillet (1813-1895) devint le plus grand teinturier industriel lyonnais du XIXe siècle et le fondateur d’une dynastie active jusqu’au début des années 1970. Il excella dans la teinture des soies en noir, particulièrement appréciées sous le Second Empire, ce qui lui valut notamment de teindre les vêtements de deuil de la famille royale d'Angleterre à la mort de la Reine Victoria.
« Le plus célèbre de ces ‘teinturiers en noir’ est sans aucun doute François Gillet, né à Bully dans les Monts du Lyonnais. Après quelques années d’apprentissage dans la maison Michel, il ouvre un premier atelier de teinture aux Brotteaux et suit des cours de chimie à la Martinière, puis il s’installe dans les années 1840, quai de Serin en bord de Saône. Là, il met au point un noir profond à partir d’un mélange de sels de fer, de bleu Raymond et de cachou remplacé un peu plus tard par le henné. Cette teinte plaît beaucoup et en particulier au soyeux renommé Claude-Joseph Bonnet qui passe d’importantes commandes. Avec ses équipes, dont certains anciens élèves de la Martinière, il crée une gamme très variée de noirs. Peu à peu, son entreprise prend de l’ampleur.
En 1871, François Gillet ouvre 2 autres usines : l’une à Izieux, près de Saint-Chamond à cause des eaux douces du Pilat, l’autre à Vaise pour fabriquer les produits nécessaires à la teinture, sels métalliques et tanins extraits de campêche du Mexique, du quebracho du Brésil et du cachou du Bengale. » (« Une Fabrique de l’innovation : la saga des colorants à Lyon au 19e siècle », L’Influx, magazine numérique de la Bibliothèque municipale de Lyon, 31 août 2018).
WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cet ouvrage, l'un en Israël, l'autre à la BnF, incomplet des planches.
Lyon : imprimerie de J. B. Pélagaud, 1867.
4°, 31 pages and 2 folding plates. Publisher's printed wrappers.
Skillful repairs to the covers, plates consolidated in some places.
Rare first edition of this essay published by the most famous specialist in black silks in the 19th century, illustrated with 2 large manuscript coloured plates.
After a historical review of black dyeing since the end of the 18th century, the author presents the results of his microscopic studies on the absorbency of silk, then describes the processes for obtaining the different types of black, as well as their uses. He concludes with general considerations on the impact of the development of black dyeing on the evolution of the Lyon textile industry.
The 2 large manuscript folding plates contain drawings of silk strands dyed in different colours observed under a microscope : 48 cross sections for the first, and 7 longitudinal views for the second.
Coming from a modest peasant background, François Gillet (1813-1895) became the greatest industrial dyemaker in Lyon in the 19th century and the founder of a dynasty that was active until the early 1970s. He made a mark by manufacturing noir de Lyon, a black dye extracted from chestnut wood that was in great demand among the makers of silk cloth under the Second Empire. His excellence in black dyeing earned the right to dye the mourning clothes of the English royal family on the death of Queen Victoria.
WorldCat lists only 2 copies, one in Israel, the other at the BnF (lacking the plates).
Price: €3,000.00
