Item #4412 Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies. MAREY, Étienne-Jules.
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies
Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies

Thèse pour le doctorat en médecine, présentée et soutenue le 4 mars 1859, par Étienne-Jules Marey. Recherches sur la circulation du sang à l'état physiologique et dans les maladies

Paris, Faculté de médecine, 1859.
In-4 de 119 et (1) pages ; demi-chagrin gris moderne, plats de papier à la cuve (couvertures conservées). Item #4412

Édition originale, rare, de la thèse d'Étienne-Jules Marey, texte pionnier inaugurant une nouvelle ère en hémodynamique cardiovasculaire.
"Marey, formé à l’école de la médecine, en a subi l’empreinte. Reçu brillamment premier au concours de l’internat en 1854, il est affecté à l’hôpital Cochin au service du professeur Joseph-Simon Beau, lui même auteur de travaux de physiologie du cœur et du poumon. Il publie alors sept articles, dont trois dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences et un dans les Comptes rendus de la Société de Biologie, avant de soutenir sa thèse de doctorat en médecine le 4 mars 1859. Ces « Recherches sur la circulation du sang à l’état physiologique et dans les maladies » [....].
La passion de comprendre les conditions, mécanismes et allures des mouvements vitaux a saisi Marey. Sa thèse expose des recherches originales sur l’élasticité et la contractilité des vaisseaux. Le raisonnement du physicien s’exerce sur des modèles artificiels, des tubes élastiques dans lesquels il injecte un liquide d’une manière intermittente, imitant ainsi l’intermittence de l’afflux du sang dans la circulation. Il adjoint à ce système deux appareils de mesure, un manomètre qu’il construit lui-même pour donner les tensions moyennes et un sphygmographe, version améliorée de l’appareil construit par Karl Vierordt à Tübingen en Allemagne pour enregistrer le pouls. Le sphygmographe mesure la forme de l’ondée sanguine en des points plus ou moins éloignés. Trois manomètres et trois sphygmographes sont situés à des distances différentes sur le tube élastique, en vue, comme l’explique Marey, de « recueillir les indications graphiques du mouvement dans plusieurs points à la fois, et de manière à voir, du premier coup d’œil, ce qui pour chaque tracé correspond à un même instant ».
Le jeune Marey est dans la course, et même en tête de la course de la médecine européenne sur la circulation du sang, où des physiologistes comme Carl Ludwig, Alfred Wilhelm Volkmann, Karl Vierordt s’activent. Marey s’impose par son ingéniosité. Son problème, il l’a bien vu, n’est pas seulement de mesurer ou d’enregistrer, il est d’enregistrer sans troubler le phénomène. Il est donc de saisir les moindres pulsations de la vie, par le dialogue novateur et exemplairement mené de la physique et de la clinique. Marey comprend mieux le rôle actif de l’élasticité, propriété physique, dans la circulation. Il va encore mieux comprendre celui de la contractilité, propriété vitale qui aide à régler la circulation des vaisseaux — problème pour lequel il se prend lui-même comme sujet d’expériences diverses. La contractilité modifie l’élasticité sans lui faire perdre son rôle dans l’écoulement. Les découvertes de Claude Bernard sur l’action vasomotrice du système sympathique sont naturellement mises à profit. Marey ne cessera par la suite d’explorer par la mesure les divers phénomènes de la pression artérielle et d’identifier les procédés de mesure les plus pertinents. En 1878, il en fixera les règles, montrant la nécessité d’établir aussi bien le minimum que le maximum et laissant à ses collègues le soin de construire les appareils correspondants." (Debru, Étienne-Jules Marey : l’innovation médicale, Bulletin de l'Académie Nationale de Médecine, Volume 188, Issue 8, November 2004, Pages 1413-1421).
En 1863, Marey publiera une version fortement augmentée et remaniée du texte de sa thèse sous le titre de Physiologie médicale de la circulation du sang.
Norman 1437 ; Heirs of Hippocrates 1963 et G&M 11690 pour l'édition de 1863.
Très bon exemplaire, grand de marges et à l'intérieur frais.

Price: €1,200.00

See all items by ,