Item #4234 Archive réunissant 53 photographies par le célèbre photographe espagnol, accompagnées de 6 photographies de studio. José ORTIZ-ECHAGÜÉ.
Archive réunissant 53 photographies par le célèbre photographe espagnol, accompagnées de 6 photographies de studio.
Archive réunissant 53 photographies par le célèbre photographe espagnol, accompagnées de 6 photographies de studio.
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Archive réunissant 53 photographies par le célèbre photographe espagnol, accompagnées de 6 photographies de studio.

Ca 1900-1945. Item #4234

Important ensemble illustrant la dimension intime de son travail photographique, en particulier autour d’un de ses modèles favoris, sa sœur Encarnación.
La grande majorité des photographies date des années 1900-1930. Sur la totalité des tirages, une quarantaine environ représente la sœur du photographe, Encarnación, qui porte remarquablement son nom, tant elle incarne pour deux de ses frères, José le photographe et Antonio le peintre, une muse incontournable. Ici, elle prend l’air absent d’une apparition à la limite, parfois, de l’étrangeté. Spectrale, lointaine, fixant rarement l’objectif, comme pour amplifier l’effet d’une réminiscence romantique.
« Né à Guadalajara en 1886, José Ortiz Echagüe passe son enfance à Logroño. En 1903, il entre à l’Académie du génie militaire de Valladolid où il poursuit ses études tout en s’adonnant à la photographie […]. Au terme de sa formation, il est envoyé en Afrique du Nord, une région qui se trouve alors au cœur des priorités de la politique extérieure espagnole. Affecté à une unité de montgolfières, il est chargé de la photographie aérienne. En 1911, il obtient son diplôme de pilote dans l’aviation. Au cours de cette étape africaine, Echagüe commence une série de portraits en costumes traditionnels, qui caractériseront par la suite l’ensemble de sa production artistique. De retour en Espagne, il se tourne vers le secteur industriel de l’aviation et de l’automobile : en 1923, il fonde CASA (Construcciones Aeronáuticas S.A.), puis, en 1950, SEAT, la première entreprise automobile espagnole de montage en chaîne, dont il demeurera le président jusqu’en 1976. […]
La technique utilisée par le photographe est entièrement manuelle et demande beaucoup de minutie. Son appareil photo, de grande taille – un Photo Sphere monté sur trépied –, se termine par un objectif volumineux appelé Eidoscope. En travaillant avec des pellicules Kodak, il obtient des négatifs nets et de grand format. Le procédé d’impression est pigmentaire. Il contribue à doter l’image d’effets poétiques par des nuances de tonalité, des aspects granuleux et la richesse des textures. L’image apparaît sur un papier encore humide qui peut être retouché au pinceau ou au tampon de coton, ou encore gratté. Ortiz Echagüe applique lui-même cette technique selon le procédé au charbon direct sur papier Fresson, une technique dite d’impression au charbon qui utilise un papier photographique d’une fabrication artisanale mise au point par Théodore-Henri Fresson en France et qui ne fonctionne qu’avec du papier fraîchement fabriqué. Lorsque Fresson ferme son entreprise, Ortiz Echagüe se met à fabriquer son propre papier qu’il appelle ‘Carbondir’. Si tout concourt à enrichir la plasticité de l’œuvre finale, son auteur refuse cependant d’être assimilé aux pictorialistes. ‘J’ai toujours cherché, disait-il, à éviter les traces d’interventions manuelles dans mes œuvres ; si un long travail de retouche et d’affinage est souvent nécessaire, celui-ci doit être effectué avec tout le respect dû au fond photographique’. » (Lorena Delgado et Sylvie Lécallier, « José Ortiz Echagüe, intention documentaire et vision poétique », Catalogue de l’exposition « Costumes espagnols entre ombre et lumière », Maison de Victor Hugo, 2017).
Inventaire détaillé sur demande.

Price: €15,000.00

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